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Conférence par Francis Wolff

Le 15/01/2016


Il a enseigné la philosophie dans diverses universités françaises et étrangères. Il a publié de nombreux articles et ouvrages sur l’histoire de la philosophie grecque (notamment Socrate ou Aristote) et la philosophie contemporaine.

Parmi ses ouvrages philosophiques personnels, toujours animés d’un souci de reprendre les grands problèmes métaphysiques traditionnels en les recentrant sur la question de l’homme, il faut citer Dire le monde (Paris, PUF, rééd. « Quadrige » 2004), Notre Humanité.

D’Aristote aux neurosciences (Fayard, 2010), et Pourquoi la musique ? (Fayard, 2015).

Il est par ailleurs, un défenseur de la tauromachie, il a écrit plusieurs ouvrages sur la corrida.

Qu’est-ce qu’un être humain ?

Dans l’Antiquité, les hommes étaient définis par deux grandes oppositions. Au-dessus d’eux, il y avait des dieux ; au-dessous d’eux, il y avait des animaux. Ce que les hommes avaient en commun avec les uns, les opposait aux autres. Ce qui les distinguait des uns les liait aux autres.

Les hommes avaient en commun avec les dieux d’être rationnels, ce qui les opposait aux animaux, qui ne peuvent pas argumenter ou raisonner. Mais les hommes avaient en commun avec les animaux d’être des vivants mortels, ce qui les opposait aux dieux, qui, eux, sont des vivants immortels.

Aujourd’hui, tout se passe comme si nous avions perdu les deux repères qui nous définissaient : nos limites supérieure et inférieure. Incertains sur notre nature, et doutant même d’en avoir une, nous rêvons pour l’homme d’un destin animal ou divin. Les théories évolutionnistes nous ont appris, et nous confirment, que nous sommes, comme les autres animaux, le fruit de l’évolution naturelle, et que ce qui nous différencie des bêtes, ce n’est ni une différence absolue ni une opposition de nature.

Nous savons aujourd’hui qu’il y a de la conscience chez la plupart des animaux supérieurs ; qu’il y a des modes de communication chez de nombreuses espèces sociales ; de l’intelligence chez les primates ; des modes de transmission des acquis culturels chez certaines espèces de chimpanzés, etc.

Mais alors qu’est-ce qui nous distingue des animaux ? Y a-t-il un « propre » de l’homme ? Peut-on encore définir l’être humain comme « un animal rationnel ? ».

C’est le défi que nous prétendons relever. Samedi 15 janvier 18h30, salle du Temps libre à Colombiers.