Aller au contenu | Aller au menu principal | Aller au sous menu | Aller au menu Informez-vous | Aller aux liens divers | Aller à la recherche

Agenda

  • Augmenter la taille du texte
  • Réinitialiser la taille du texte
  • Diminuer la taille du texte
Accueil  >  Agenda  > Café Philo Sophia

Café Philo Sophia

Le 10/09/2016

Heure : 17h45
Lieu : Maison du Malpas

Café Philo sur le thème suivant : "Faut-il avoir peur du pouvoir ?"

La nouvelle saison du Café Philo Sophia commence à la Maison du Malpas le samedi 10 septembre à 17h45.

« Faut-il avoir peur du pouvoir ? »

Même si le pouvoir ne concerne pas seulement le politique mais n’importe quel groupe humain, c’est le pouvoir politique, celui de la société globale, qui domine tous les autres, et qui a surtout intéressé la philosophie. Les Modernes identifie le pouvoir à l’Etat démocratique et souverain, mais ce sont les Pères de l’Eglise qui ont les premiers élaboré les premières structures et institutions de pouvoir...

Celui-ci est généralement associé à l’hubris qu’il génère, et depuis plus de deux siècles nous n’avons jamais cessé de nous demander comment nous pouvions apprivoiser et contenir le monstre... Ce qui n’a pas empêché la folie du pouvoir, telle qu’elle s’est manifestée tragiquement au XXème siècle... Aujourd’hui, il semblerait au contraire que ce pouvoir politique se fait remarquer par son absence : un pouvoir sans pouvoir, à la grande satisfaction du discours néolibéral pour qui la société et le marché s’autorégulent selon des processus complexes, rendant superflu voire très nocif une intervention trop directive de l’Etat.

Notre sentiment vis-à-vis du pouvoir devient dès lors très partagé et ambivalent ; en tant qu’individus nous redoutons toute contrainte extérieure qui viendrait contrecarrer notre quête toujours plus affirmée d’autonomie personnelle (en cela le discours néolibéral entre bien dans nos têtes), mais nous nous confrontons également au sentiment d’un pouvoir impuissant, incapable de résoudre les problèmes qui se pose à nous. Nous nous sentons dépossédés collectivement de tout moyen d’agir sur ce que nous sommes et souhaitons devenir. L’ancienne peur du pouvoir, tout en continuant de nourrir beaucoup de défiances et d’indignations, n’est-elle pas en train de se métamorphoser en la crainte d’un pouvoir impuissant, peut-être plus redoutable encore que tous ses excès ?"